Ni medium ni gourou, je suis un être humain comme les autres qui se posait des questions sur le pourquoi du comment. J'ai été séduit par la théorie de la réincarnation, mais comme je ne crois que ce que je vois, j'ai décidé d'aller moi-même explorer mes vies antérieures, « pour voir ». Et ce que j'ai découvert m'a définitivement convaincu. Aujourd'hui je continue d'explorer mes vies antérieures, par des régressions comme on appelle ça, et je reconstitue petit à petit le parcours de mon âme à travers les âges. J'ai élargi mon champ d'intérêt à tout ce qui est en lien avec la réincarnation, principalement les domaines de l'esprit et de l'inexplicable, et aussi l'histoire et l'archéologie.

A travers ce blog j'espère apporter un peu de réponses à ceux qui en cherchent encore. Mais surtout ne me croyez pas sur parole, faites vous-même l'expérience ! Ma méthode de régression dans les vies passées est dispo pour tous: voir l'article 9- vos vies passées. Mais prenez le temps de lire les articles précédents avant toute chose. Il vaut mieux savoir de quoi il s'agit et être complètement informé avant de se lancer.

Vous pouvez lire les articles comme vous le souhaitez. Mais le mieux est quand même de les lire dans l'ordre chronologique, je les ai numérotés à cet effet. Aidez-vous du menu.

J'ai aussi entrepris de monter une encyclopédie des vies antérieures. Elle est encore en construction, mais vous pouvez déjà la consulter ici:WIKI PLP

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36- le pendule, ma méthode d'utilisation

 

Ca fait un moment que je n'ai pas écrit d'article. Je me disais que c'était par manque de temps, mais si je regarde la vérité en face c'est surtout que je n'arrivais pas à trouver comment organiser les informations dont je n'ai pas encore parlé sur certaines de mes vies antérieures afin d'en faire un chapitre cohérent. Puis dernièrement m'est venue l'idée de rédiger un article différent des autres en ne parlant pas spécifiquement d'une ou deux vies passées, mais plutôt du pendule et de la manière dont je l'utilise dans les recherches sur mes vies antérieures. En effet, il y a peu de temps j'ai fait l'acquisition d'un pendule, vous savez, ce petit objet suspendu au bout d'un fil et qu'on fait tournoyer pour trouver des objets ou répondre à des questions. Ca m'a donné l'idée de lui consacrer un article, il le mérite bien.


Mais qu'est-ce qu'un pendule peut bien avoir à voir avec les vies antérieures, me direz-vous ? C'est exactement la question que je me suis posée à un moment. Mais reprenons depuis le début pour voir comment j'en suis arrivé là. En fait, alors que j'avais commencé à rédiger les chapitres de mon premier livre, je suivais sur internet les recherches d'un spécialiste de la réincarnation appelé Brian Stalin. Cet homme s'est fait connaître en établissant des connections de réincarnation entre des personnes célèbres du présent et d'autres du passé. Il révélait ainsi certaines vies antérieures de célébrités, qu'elles soient dans les arts, la politique, le sport, etc. Il n'y a rien de nouveau là-dedans, de nombreux médiums s'amusent à dévoiler de soit-disant vies antérieures de célébrités dans le but de se faire connaître. Je trouve ces révélations souvent fascinantes et intéressantes, même s'il est impossible de déterminer où s'arrête la vérité et où commence l'affabulation. Je lisais donc de nombreux articles de médiums sur ce sujet, dont ceux de Brian Stalin. Mais je trouvais que ce Brian Stalin avait quelque chose de différent. Il ne se mettait pas en avant. Il m'a été impossible de trouver une photo de lui sur le net, par exemple. Il n'avait pas de site commercial pour vendre ses services, juste un site où il énonçait les résultats de ses recherches pour les mettre à portée du public. Les connections qu'il établissait entre passé et présent pour des groupes d'âmes entiers, et les arguments qu'il développait m'interpellaient. Je trouvais ses conclusions plus crédibles que celles d'autres médiums, bien que souvent étonnantes. Elles bousculaient la vision classique des évènements historiques passés, et elles avaient parfois une connotation subversive, voire complotiste, qui n'était pas pour me déplaire. Surtout elles allaient dans le sens d'un désir dont j'ai déjà parlé précédemment, celui d'essayer d'expliquer notre histoire à travers le prisme de la réincarnation. Mais finalement ce qui m'étonna le plus, c'est quand je suis tombé sur un article dans lequel Brian Stalin expliquait son parcours et sa méthode de travail. Il ne semblait pas être médium. Il prétendait avoir étudié auprès de grands sages à travers le monde, notamment au Tibet et en extrême-orient, et sa méthode de recherche était des plus originales, puisqu'il utilisait le pendule.


Et c'est là que je me suis demandé quel était le rapport entre le pendule et les vies antérieures. Heureusement Brian Stalin expliquait sa méthode. Il part de la personne pour laquelle il recherche des vies passées, souvent à partir d'une photo, et pose des questions au pendule. Ces questions, les unes à la suite des autres, permettent par élimination ou rapprochement de trouver finalement une connection avec une personne du passé. Vous savez, ça fonctionne comme le jeu ou on doit chercher un animal : est-ce qu'il vit dans l'eau, est-ce qu'il a quatre pattes, etc, et puis on se rapproche ainsi de la solution. Cette méthode fonctionne surtout avec des personnes du passé qui sont relativement connues, c'est-à-dire pour lesquelles on a des éléments de biographie vérifiables sur internet et éventuellement un visage, que ce soit à travers des photos, peintures ou autre. Cela semble assez cohérent. Il est plus facile de trouver une identification avec un individu dont il reste des traces historiques plutôt qu'avec un parfait inconnu.

Donc, Brian Stalin procède de cette façon. Ca me posait question. Comment est-il possible qu'un pendule réponde à des questions sur les vies antérieures ? Je ne connaissais pas grand chose sur le pendule à ce moment-là. Pour moi, cet objet me renvoyait systématiquement l'image farfelue du Professeur Tournesol faisant tournoyer son pendule à tout va dans les aventures de Tintin. De ce que j'en savais, des personnes s'en servaient pour retrouver des objets perdus voire des personnes disparues. J'ignorais comment ça fonctionnait, ni quelle similitude il pouvait y avoir entre objets disparus et vies antérieures. L'explication de Brian Stalin, c'est que le pendule permet d'accéder à une sorte de banque de données universelle que l'on appelle dans le milieu de l'ésotérisme les annales akashiques. Les annales akashiques, j'en avais déjà entendu parler, notamment dans les livres consacrés au célèbre médium Edgar Cayce. Celui qu'on surnommait le prophète endormi dans l'Amérique des années 1900 à 1945, prétendait que son esprit accédait aux annales akashiques pendant qu'il dormait. Il parlait dans son sommeil et il put ainsi donner des milliers de lectures de soins, d'astrologie, et de connaissance sur les vies antérieures de ses patients. Les annales akashiques se rapportent à l'akasha. Akasha est un terme sanskrit qui signifie éther ou espace. Dans l'hindousime, c'est la substance infinie et omniprésente de l'univers, une sorte de cinquième élément imperceptible, une vibration qui imprègne toute chose. Les annales akashiques sont une notion apparue dans les milieux ésotériques occidentaux, probablement au 19ème siècle. Ce serait une sorte d'enregistrement de tous les évènements par imprégnation dans l'akasha, une mémoire de l'univers. Et il serait possible d'accéder à cette source de connaissance par certains canaux médiumniques, par le voyage astral, ou, comme le prétend donc Brian Stalin, grâce au pendule.

Par mes expériences je conçois que nous ayons tous plus ou moins des capacités médiumniques pour la plupart inexploitées. Nous sommes tous connectés à la dimension spirituelle de part la nature même de notre âme qui en est une émanation. Certaines personnes utilisent naturellement et avec facilité cette connection, ce sont ceux qu'on appelle médiums, voyant(e)s, etc. Mais pour la grande majorité de la population, percevoir cette connection et l'utiliser est beaucoup plus compliqué. De quelle nature est notre lien au monde spirituel ? Au-delà de la matière tout est vibration, tout est énergie. Il s'agit donc d'une perception énergétique ou vibratoire. En partant de ce constat j'ai commencé à élaborer une théorie sur la manière dont pouvait fonctionner un pendule. Cet objet suspendu au bout d'un fil ne serait rien de plus qu'un amplificateur de signal. Afin de mieux comprendre je vais faire l'analogie avec un amplificateur audio. Ce qu'on appelle communément un ampli est un appareil qui amplifie un signal électrique audio afin qu'on puisse l'entendre à travers un haut-parleur. S'il n'y a pas d'ampli le signal est trop ténu et inaudible. La communication avec le spirituel c'est un peu la même chose. La plupart des gens ne sont pas dotés d'un capteur spirituel suffisamment puissant pour « entendre » le signal. Si vous vous adressez à l'univers, à votre âme, à vos guides spirituels, ou des entités supérieures, ou autre et que vous posez une question, vous recevrez certainement une réponse. Mais votre esprit sera-t-il capable de capter le signal et de le rendre intelligible ? Dans la grande majorité des cas, ce sera non, à moins d'avoir l'esprit naturellement ouvert à cela ou de l'avoir longuement entraîné. Afin de rendre le signal spirituel perceptible il faut l'amplifier et le rendre visible dans le monde matériel. Selon moi, le pendule qu'on tient par un fil du bout des doigts est à la fois un ampli et en même temps une sorte de haut-parleur puisque par ses mouvements il rend visible au sens propre le signal vibratoire spirituel que l'on cherche à percevoir. L'énergie traverse le corps de part en part et c'est par le bout des doigts qu'elle est transmise au pendule. Celui-ci ne fait rien d'autre que réagir à la vibration en s'animant. Donc si vous posez une question et que vous recevez une réponse spirituelle, le pendule matérialisera physiquement la vibration. S'il n'y a rien, il reste immobile. A partir de là, il faut apprivoiser l'outil qu'est le pendule et décoder son mouvement ou son absence de mouvement. Un mouvement circulaire est-il un « oui » ? Une absence de mouvement un « non » ? Et ainsi de suite.

 


Pour moi cette théorie tenait la route, et elle enlevait au pendule son caractère un peu magique et farfelu. C'était intéressant. Mais vous me connaissez, je n'aime pas juste me fier à des théories. Il faut que j'expérimente, quand c'est possible. Et j'avais justement en tête une possibilité d'utilisation du pendule. Je ne souhaitais pas l'utiliser comme Brian Stalin pour accéder aux annales akashiques et rechercher les vies antérieures d'autres personnes. Non, il pourrait plutôt m'aider à compléter ce que je voyais en régression pour mes propres vies antérieures. Il pourrait me donner des informations complémentaires ou plus précises. Et en cela je pensais plus particulièrement à des dates. Les dates c'est précis, factuel, il me semblait plus facile d'obtenir des informations de ce genre avec le pendule, plutôt que des questions qui pourraient amener des réponses plus évasives ou subjectives. J'allais chercher des années de naissance et de décès des vies antérieures pour lesquelles je n'avais pas ces informations.

Mais avant de me lancer directement à chercher des dates pour mes vies passées, il fallait que je m'assure que le procédé fonctionne. Je me suis donc amusé à rechercher des dates d'anniversaire de personnes vivantes de ma tribu d'âmes, dates que j'ignorais complètement ou dont je ne me souvenais plus. Les anniversaires et moi, c'est quelque chose ; difficile de me souvenir de tous si je ne les ai pas notés quelque part. Je me suis dit que ce serait donc un bon test. J'ai réfléchi à un procédé et voici ce que j'ai mis en place. Si je devais chercher une année je prendrais une feuille de papier où je tracerais une frise chronologique en plaçant des années, dans une fourchette de ce que j'estimais probable. Si je cherchais plutôt un mois et un jour, j'utiliserai plutôt un grand calendrier cartonné. Puis j'allais me concentrer sur l'anniversaire de la personne pour laquelle je cherchais cette information. Se concentrer n'est d'ailleurs pas le bon terme, ce n'est pas une concentration avec le mental. C'est plutôt me mettre dans un état semi-méditatif en me focalisant sur l'information cherchée. Comme le pendule devrait être l'outil que j'allais utiliser, cette concentration se ferait en gardant le pendule dans la main, comme si je le chargeais énergétiquement afin d'établir la connection avec lui. Si le pendule fonctionnait réellement par transmission d'énergie, il me semblait important d'établir un lien entre cet objet et mon corps. J'ignore si c'est vraiment utile, mais je le sentais comme ça.

Je commençai donc l'expérience avec une nièce par alliance dont je cherchais la date d'anniversaire et donc de naissance. Je connaissais déjà l'année, mais pas le mois ni le jour. Calendrier posé sur la table, pendule chargé énergétiquement, je tenais du bout des doigts la ficelle au bout de laquelle pendait l'objet métallique. Je le déplaçai tout doucement au-dessus du calendrier en me concentrant sur la date de naissance de cette nièce. Ce que j'attendais, c'était une réaction du pendule, un mouvement qui m'indiquerait un jour en particulier. C'est ce qui se produisit à un moment : un mouvement circulaire qui s'amplifiait si je laissais le pendule suspendu au même endroit. Si je le déplaçais, le mouvement s'arrêtait progressivement. Il s'animait donc au-dessus d'un point du calendrier en particulier. Je déplaçai plusieurs fois le pendule pour voir s'il réagissait toujours au même endroit. C'était le cas. Malheureusement la largeur de sa rotation m'empêchait de déterminer un jour précis, j'aurais dû le prévoir, mais j'avais un mois certain et une fourchette de trois ou quatre jours. Ca me semblait assez restreint pour vérifier. Je me renseignai donc auprès de mes proches pour connaître la date de naissance, un peu anxieux dans l'attente du résultat. La réponse fit accélérer les battements de mon cœur : c'était pile dans la fourchette de jours que j'avais trouvée ! Si c'était dû au hasard, quelle était la probabilité que ça arrive ? C'est simple, trois ou quatre jours sur une année de 365 jours ça fait à peu près une chance sur cent. C'était assez incroyable mais il était tout de même possible que ce soit le hasard. Il fallait renouveler l'expérience pour que je sois certain que le procédé fonctionne.

Je recommençai donc en cherchant cette fois la date de naissance du père de cette nièce, mon beau-frère donc. Encore une fois je l'ignorais complètement, y compris l'année pour laquelle je n'avais qu'une fourchette d'une petite dizaine d'années. Je commençai donc par chercher l'année avec l'aide d'une frise dessinée. Le pendule m'indiqua une année précise, encore une fois de la même manière, en m'éloignant et revenant dessus plusieurs fois pour être à peu près sûr du résultat. Puis je poursuivis la recherche sur le calendrier pour le mois et le jour. En promenant l'objet au-dessus des jours et des mois je finis par déterminer une fourchette de trois ou quatre jours de la même manière que précédemment. J'allai alors prendre connaissance de la véritable date de naissance de cette personne, en retenant mon souffle... et encore une fois j'étais tombé juste. C'était époustouflant ! Avec une chance sur cent de réussite, pour réussir l'exploit deux fois de suite les chances tombaient à une sur dix mille. Et encore, c'était sans prendre en compte la réussite supplémentaire sur l'année de naissance. L'expérience était déjà probante.

Malgré tout je tentai l'expérience une troisième fois afin de conforter le résultat. Cette fois je cherchais la date de naissance du mari de ma belle-fille. J'utilisai toujours le même processus pour trouver l'année que j'ignorais, ainsi que le mois et le jour. Après vérification il s'avéra que le mois et ma fourchette de jours étaient bons, mais que je m'étais trompé complètement sur l'année. Ca ne remettait pas en cause le succès global de l'expérience, le taux de réussite était déjà impressionnant. Ca montrait juste qu'il existait une marge d'erreur et qu'il fallait être prudent. En fait, quand je déplace le pendule au-dessus de la frise ou du calendrier, il peut être un peu difficile d'analyser les mouvements de l'objet. Il faut avoir la main et le poignet détendus, éliminer les tensions afin d'éviter que de micro-mouvements ne viennent animer involontairement le pendule et perturbent l'expérience. Il faut aussi éviter de laisser son mental influencer le résultat. En effet, si on s'attend ou si on espère un résultat particulier, le mental peut facilement mettre la main et donc le pendule en mouvement afin de satisfaire son désir, même inconsciemment. C'est pour ça que quand j'ai un mouvement assez net du pendule je ne me contente pas de ce premier résultat, je le déplace encore sur la frise ou le calendrier afin de m'assurer qu'il réagit bien spécifiquement à un endroit précis et que ce n'est pas dû à une erreur de ma part. Malgré tout il existe donc une possibilité d'erreur qu'il ne faut pas négliger.


Après ces essais réussis, je me sentais prêt à chercher les dates qui me manquaient pour les naissances et décès de mes vies antérieures. L'intérêt était de les situer plus précisément dans le temps et de préciser aussi la durée de certaines vies. J'avais déjà des dates précises pour les plus connues d'entre elles, mais pour d'autres c'était très approximatif, et pour certaines j'avais même un doute qui était de l'ordre de plusieurs siècles. Le pendule allait donc m'aider à affiner la chronologie de mes vies passées et les remettre dans l'ordre, surtout pour les plus anciennes. J'étais impatient et je me suis donc lancé dès que possible. Les résultats ont été intéressants, parfois un peu surprenants mais toujours pertinents, jamais je ne suis tombé sur des dates qui faisaient que deux vies se chevauchaient (ce qui me convient étant donné que je ne suis pas encore convaincu par la théorie des vies simultanées). Malheureusement comme pour les régressions il faut du temps pour réaliser des recherches au pendule, et à ce jour je n'ai pas pu encore retrouver toutes les dates que je souhaitais avec ce procédé. Malgré tout j'ai bien avancé, et je peux proposer une chronologie à peu près fiable de mes vies antérieures, du moins celles que je connais. Je vous la présente ci-dessous en partant du présent et en remontant vers le passé, avec les références aux articles concernés quand il y en a (j'ai retrouvé de nouvelles vies dont je n'ai pas encore parlé ici).


  • Guillaume : né le 28 juin 1975

  • femme africaine : née en 1910, décédée en 1949

  • Jo le trappeur : né en 1880, décédé en 1904 ou 1905 (2- le trappeur, 34- l'homme des bois)

  • Jean-Baptiste Camille Corot : né le 16 juillet 1796, décédé le 22 février 1875 (6- l'artiste, 27- la vocation de Corot, 30- la consécration de Corot)

  • Sir Henry Hoghton 5e baronnet : né en juillet 1679, décédé le 23 février 1768 (4- le lord anglais, 15- la jeunesse de Sir Hoghton, 20- la vieillesse de Sir Hoghton)

  • Joanito : né en 1628, décédé en 1651 (16- le paysan catalan)

  • Lakshmika : née en 1547, décédée en 1586 (13- la danseuse et le yogi)

  • Giovanni Castrioto : né entre 1450 et 1452, décédé en 1524 ou 1525 (18- l'alchimiste)

  • Salim : né en 1346, décédé en 1414 (26- le pêcheur berbère)

  • Gabriel : né entre 1208 et 1210, décédé en 1270 (22- le châtelain malgré lui)

  • Hardouin : né en 1147 ou 1148, décédé entre 1200 et 1203 (17- Corot et le paria)

  • Pragmatus : né en 1019, décédé en 1069 (12- le moine et les normands)

  • Samihan : né en 921 ou 922, décédé en 992 (13- la danseuse et le yogi)

  • Thorgorm : né en 863 ou 864, décédé à l'automne 889 (5- le viking, 29- le pillard du nord)

  • Chingis : né en 362 ou 363, décédé entre 425 et 427 (25- le nomade hun)

  • Loïg : né en 19, décédé en 98 (3- le romain et le druide, 31- le druide celte)

  • Gracius : né en -78, décédé en -8 (3- le romain et le druide, 24- le centurion romain)

  • Eudemos : né en -361 ou -360, décédé en -288 (14- le philosophe grec)

  • Cadmos : né en -485 ou -486, décédé en -430 (35- le métèque)

  • Tcheya : née vers -1400, décédée vers -1325 (23- la guérisseuse africaine)

  • Corina : née après -2700, décédée avant -1100 (en Grèce ou Crète)

  • Elkil : né après -3000, décédé avant -1500 (19- le babylonien)

  • Toloth : né en -2692 ou -2691, décédé vers -2650 (21- l'olmèque)

  • Karam l'égyptien : né après -4000, décédé avant -2700 (33- les rêves et autres signes)

  • femme précolombienne : née vers -4850, décédée vers -4800

  • Gaerl : né après -10000, décédé avant -3000 (32- l'homme du néolithique)

  • Giaelamian : née et décédée avant -10800 (10- les civilisations disparues, 28- la fille de l'Atlantide)


Vous le voyez, en ce qui concerne vos vies antérieures, l'utilisation du pendule n'aura pas du tout le même intérêt que les régressions. Alors que les régressions vous permettent de revivre des événements de vos vies passées avec tout le poids émotionnel qu'ils comportent, le pendule est un outil qui donnera des réponses simples à des questions factuelles. Pour moi il est juste un complément aux recherches sur les vies antérieures et il ne peut pas remplacer les régressions qui apportent une compréhension inégalée dans ce domaine.

35- le métèque, et la réalité historique

 


Parfois, ce ne sont pas de nouvelles régressions qui vont m'apprendre des informations sur mes vies antérieures, mais juste un heureux hasard. En m'intéressant à toute autre chose je peux tomber sur un fait historique que j'ignorais, et qui tout à coup éclaire d'un jour nouveau les souvenirs d'une vie passée. C'est ce qui est arrivé avec une vie antérieure dont j'ai parlé succintement depuis le début de mes articles. Dans l'article 6- l'artiste (ça remonte déjà loin c'est vrai!) j'avais évoqué une existence qui semblait se situer dans la Grèce antique, avec une histoire de statues et d'un sculpteur raté. A l'époque je n'avais que les images d'une seule régression sur cette vie antérieure. C'était trop peu et en même temps pas assez précis pour situer cette incarnation dans le temps comme dans l'espace. Or depuis j'ai effectué d'autres régressions qui m'ont emmené dans une vie passée qui me semble être la même, en Grèce antique. Ces nouveaux souvenirs m'ont aidé à étoffer le récit de cette vie. Malgré tout, je ne comprenais pas encore tous les tenants et les aboutissants. Il restait des points obscurs. Et un jour, par hasard, je suis tombé sur une information capitale, et toutes les pièces du puzzle se sont imbriquées toutes seules comme par magie. Tous ces souvenirs de régression prenaient un sens, et le déroulé de cette vie antérieure devenait cohérent. Vous l'aurez compris, c'est ce que je vais vous raconter en détail dans ce chapitre. Nous allons donc faire un retour dans le passé, plus précisément dans ce qu'on appelle la période classique de la Grèce antique.

 Tout d'abord je vais revenir rapidement sur ce que j'avais déjà retrouvé de cette vie. Je m'étais vu en train de laver des statues. Il n'y avait là rien de passionnant, à l'évidence. Le style des statues me semblait être antique, elles étaient plus grandes qu'un homme et il me fallait une sorte de long balai, un bâton avec une éponge ou une serpillère à une extrémité, afin de pouvoir accomplir ma tâche. Plusieurs de ces statues s'alignaient au bord d'une grande place, et le décor bien que vague me rappelait une cité antique. J'étais un homme et nettoyer ces statues était apparemment mon activité. Par ailleurs, dans l'intimité de mon domicile, j'essayais moi-même de sculpter. Je tentais de réaliser de petites œuvres dans une matière souple, peut-être de l'argile, rien d'aussi monumental que ce dont je m'occupais dans mon emploi. J'admirais le travail d'artiste de ces statues et je voulais faire la même chose. Mais rien n'y faisait, je n'avais pas ce talent et je m'énervais sur mon travail raté. Cette séquence avait été revécue en une seule régression. Ma sensation était que ça se situait en Grèce antique, vraisemblablement pendant la période classique vu la taille et le style plutôt réaliste des statues, c'est-à-dire entre le 5e et le 4e siècle avant JC. J'avais un penchant pour Athènes, mais c'était juste une supposition, car cela aurait pu être n'importe quelle autre grande cité grecque. Je vais préciser que je pense avoir retrouvé le nom que je portais à cette époque. Car dans une autre régression j'ai assez clairement entendu le nom Cadmos. Ce nom existait réellement dans la Grèce antique, on le retrouve dans la mythologie. Je l'avais peut-être déjà entendu auparavant, c'est possible. Toujours est-il qu'il m'est venu spontanément en régression. En tout cas ça fait un indice supplémentaire en faveur de la Grèce.

J'ai fait par la suite d'autres régressions qui me semblent se rapporter à la même incarnation, même si le décor est bien différent. En effet dans ces régressions ce n'est pas la ville que j'ai vue, mais la campagne : des champs, des collines, des arbres. Il y a par exemple une scène très courte et assez vague. Encore aujourd'hui je me demande si elle correspond bien à la vie de Cadmos. Je me trouve donc à la campagne, en présence d'un paysan. Celui-ci est complètement dépité. Il me montre un champ de céréales et ne semble pas satisfait, il est dans un mélange de tristesse et de colère. Puis dans une grange il me montre un stock de grains entreposé là, sans doute sa dernière récolte. Je remarque que les céréales commencent à pourrir, elles prennent l'humidité et par endroits se couvrent de tâches de couleur verdâtre. L'odeur est celle de moisissures. Je crois comprendre que le paysan a un problème avec ses récoltes, mais je ne sais pas exactement de quelle nature est ce problème. Pourquoi m'en parle-t-il ? C'est certainement quelqu'un que je connais, peut-être même un membre de ma famille. En tout cas ce que je sais, c'est que c'est un de mes neveux aujourd'hui. Hélas je n'en saurai pas plus dans cette régression.
Une autre fois, lors d'une autre régression, je me vois dans une sorte de grenier. Le sol et le plafond en pente, comme un appentis, sont tout en bois. Ce n'est pas haut de plafond, je dois me tenir courbé, et il fait sombre. Je suis en train d'aligner en-dessous de la sous-pente des bâtons ou des tiges. Je les étale précautionneusement les uns à côté des autres. Je ne sais pas de quoi il s'agit, peut-être des plantes à faire sécher. Les interstices entre les planches du toit laissent passer une lumière vive, car autant il fait sombre et doux dans ce grenier, autant à l'extérieur le soleil cogne, il fait très chaud. Derrière moi une femme est là. Elle est brune, peut-être d'âge mûr, et porte un nom comme Euresia. Dans ma vie présente c'est une tante du côté de mon père. Cette femme fait certainement partie de ma famille. D'ailleurs lorsque nous ressortons, à l'avant de la maison sous l'ombre d'un auvent se tient une joyeuse réunion de famille. Plusieurs personnes sont là, parlant fort, rigolant, peut-être autour d'un repas ou de boissons.
Voilà donc une scène qui semble se situer dans la campagne grecque. Mais ce n'est pas fini car j'ai un autre vague souvenir qui apporte une précision intéressante. Celui-ci a commencé par la vision d'un épi de céréales dans ma main. Je me sens jeune, avec des cheveux longs, je porte des sandales aux pieds. Je suis en présence d'un vieil homme appuyé sur un bâton. Il a la peau bronzée par le soleil, des cheveux et une barbe grise. D'un signe de la main il me montre un champ. Est-ce que c'est le même problème que dans le précédent souvenir, une récolte difficile ? D'ailleurs ce vieux paysan est aujourd'hui un autre de mes neveux. Cette régression ne me montrera pas d'images supplémentaire, par contre des informations me parviennent naturellement. Je sais que la ville n'est pas loin, et pourtant nous n'y avons pas un accès libre. Nous sommes des étrangers, des immigrés par ici, et le mot « métèque » me vient à l'esprit.

 Ca c'était un détail intéressant. Je connaissais le terme « métèque » et je savais qu'il avait une origine grecque. Mais au-delà du sens péjoratif qu'il a aujourd'hui, que signifiait-il dans la Grèce antique ? Je me suis renseigné pour en savoir plus. « Métèque » signifiait « qui a changé de résidence ». Un métèque était un immigré, un grec qui avait changé de cité. A l'époque la Grèce avait une unité culturelle, c'est-à-dire que toute la péninsule et les îles environnantes partageaient la même culture et la même langue. Mais le pays n'avait pas d'unité politique. C'était plutôt un patchwork de cités-états indépendantes. Et donc lorsqu'on changeait de cité, on était un immigré mais pas tout à fait étranger puisque grec. C'est donc dans cette situation qu'on avait le statut de métèque. C'était un statut inférieur à celui de citoyen de la cité et qui ne vous donnait pas les mêmes droits. Vous n'aviez notamment pas le droit de résider dans les murs de la cité, et les métèques vivaient donc dans les faubourgs, hors des murs de la cité, ou dans la campagne environnante. En tant que métèque vous aviez par contre le droit de travailler dans la cité, mais vous étiez souvent cantonné à des tâches subalternes. Mais dites donc ? Ce ne serait pas exactement ce que j'ai vu de ma vie de Cadmos ? Je travaillais dans la cité, avec un emploi bas de gamme. Nettoyer des statues, c'était sans doute important pour l'image de la cité, mais ça ne devait pas être très valorisant. C'était sans doute l'équivalent des agents d'entretien aujourd'hui. Et ma famille habitait la campagne, bien en dehors des murs de la ville. Tout colle parfaitement avec le statut de métèque. Encore une fois, mes souvenirs sont corroborés par les faits historiques. Maintenant ce qui serait intéressant, ce serait de confirmer si la cité où je travaillais était bien Athènes, et en tant que métèque d'où je pouvais donc être originaire ? Malheureusement on n'a pas forcément réponse à tout, et ces éléments me manquent encore. Par contre, j'ai tout de même une autre régression qui m'a elle aussi amené à des conclusions pertinentes.

Une fois de plus cette régression est courte, mais elle amène des réflexions qui viennent compléter les éléments que j'ai exposés avant. Je me vois de nouveau laver des statues avec mon long manche terminé par un linge humide. Face à moi c'est une large place presque vide. Les statues sont situées sur les contours de cette place. Sur ma droite j'entrevois la forme massive d'un grand bâtiment qui me semble avoir une fonction administrative, politique ou peut-être même un temple. Face à moi une dame drapée dans un manteau attend patiemment. J'ai l'impression qu'on se connaît mais on ne se parle pas. Ce n'est pas moi qu'elle attend. Celui qu'elle attend est un homme, peut-être son mari, qui est en lien avec le grand bâtiment. Peut-être y travaille-t-il, ou peut-être y est-il juste pour un rendez-vous ou un événement spécial. Je n'en sais rien. En tout cas il y a un lien avec moi. Ce sont des gens aisés, ça se voit à l'allure de la dame. Et puis je le ressens, j'ai un lien de subordination avec eux. L'homme qu'elle attend serait-il mon employeur ?
Plus tard, ma tâche terminée, je réunis mon matériel et je quitte la place en passant derrière la grande bâtisse. Là j'ai l'impression de descendre directement dans un petit coin de nature. Je me retrouve au bord d'une petite rivière, ou un ruisseau. Je nettoie mon matériel dans le cours d'eau, puis je m'y délasse les pieds un moment. Vous voyez, cette scène assez courte paraît pauvre en informations. Et pourtant ! Dans un premier temps tout ce que j'ai pu en tirer c'est que la dame que j'avais vue est l'incarnation passée de l'épouse de mon meilleur ami, car c'est elle le focus que j'ai utilisé pour cette régression. Et ça n'a rien d'étonnant. Cette femme est professeur de lettres, passionnée par le monde antique et particulièrement par la Grèce. Mais à part ça, le reste était trop vague. Rien qui puisse me confirmer quelle était cette cité, et des liens très flous avec ce couple dont je n'ai même pas vu l'homme. Tout cela est resté mystérieux très longtemps... jusqu'à ce que je tombe par hasard sur une information qui fera le lien entre les pièces du puzzle.

En faisant des recherches sur tout autre chose, je me suis retrouvé sur un article encyclopédique qui parlait des liturgies dans la Grèce antique. On connaît tous le mot liturgie qui désigne les rites et cérémonies d'une religion. Mais en Grèce antique il avait une signification différente. Le mot liturgie signifie littéralement « service du peuple », et une liturgie était donc un service public. Mais les services publics, au lieu d'être pris en charge par la communauté ou l'institution politique, étaient confiés à des gens fortunés qui en assuraient l'organisation et le financement. Les citoyens ayant une certaine fortune se portaient volontaires à une liturgie, et les magistrats choisissaient parmi ces volontaires celui qui deviendrait liturge. Devenir responsable d'une liturgie était une question de statut, c'était un moyen de montrer son investissement dans la vie de la cité, et ceux qui avaient les moyens mais ne se portaient pas volontaires étaient assez mal considérés. Les liturgies comportaient toutes sortes de tâches, comme l'organisation de jeux sportifs, la prise en charge de choeurs pour le théâtre, l'organisation de cérémonies religieuses, et même des responsabilités militaires comme l'entretien de navires. Ce sont là des liturgies importantes et prestigieuses mais il y en avait des plus simples mais nécessaires au fonctionnement de la cité. Le citoyen qui avait été désigné pour une liturgie pouvait s'investir personnellement dans sa tâche, ou il pouvait employer d'autres personnes afin de l'organiser à sa place. Selon l'ampleur de la liturgie il fallait donc parfois beaucoup d'employés. Mais c'est le liturge qui en recevait tout le prestige. Avec ces explications est-ce que vous voyez où je veux en venir ? Quand j'ai lu cet article j'ai soudain pensé à ma vie antérieure de Cadmos et aux zones d'ombres que je n'avais pas encore réussi à éclaircir, et tout s'est éclairé tout à coup. Les pièces du puzzle se sont mises en place. Le nettoyage des statues de la cité était évidemment un service public, et cette tâche faisait donc partie intégrante d'une liturgie. Cette liturgie pouvait concerner l'entretien de la cité, ou peut-être simplement l'entretien de cette place cernée de statues qui semblait revêtir une certaine importance. Cadmos le métèque était certainement l'un des travailleurs employés par un liturge pour effectuer cette tâche. Le fait d'être métèque n'empêchait pas d'être employé pour une liturgie, au contraire. Les métèques de modeste condition étaient probablement plus à même d'accepter des travaux rebutants pour le citoyen lambda. Mais alors, l'homme que j'avais ressenti comme un possible employeur, le mari de la dame vue sur la place, devait être le liturge en question. Tout cela semblait parfaitement évident à la lumière de ce que je venais d'apprendre.

Les morceaux de vie retrouvés dans diverses régressions se rapportant à cette vie antérieure n'avaient jusque-là que peu de sens et les liens entre eux étaient vagues. Dans un premier temps, le mot métèque entendu dans une de ces régressions m'a donné une explication sur le fait de vivre à la campagne mais de travailler en ville. Puis c'est le mot liturgie et sa signification en Grèce antique qui m'a éclairé sur la nature du travail de Cadmos et sur sa relation avec ce mystérieux employeur. Cette vie passée prenait soudain une cohérence inattendue, et ce grâce à des faits historiques que j'ignorais jusque-là. Voilà pourquoi je recommande de noter précisément tout ce que vous retrouvez en régression. Certaines scènes, certains détails, peuvent manquer de cohérence sur le moment. Mais tôt ou tard, vous pouvez découvrir des informations qui leur apporteront un nouvel éclairage.